Très relatif soulagement au procès de Lutin

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Mardi 24 avril avait lieu le nouveau procès de Lutin, encore et toujours poursuivi pour les faits survenus lors de l’expulsion des Bouillons. Il ne paiera pas 150 000 €, mais la facture sera vraisemblablement salée… Verdict le 26 juin.

En début de semaine, nous tirions la sonnette d’alarme : Lutin passait à nouveau en jugement, et faisait face à une demande d’indemnisation extravagante de la part du pompier : plus de 150 000 €.

Une quinzaine de personnes avaient fait le déplacement pour soutenir Lutin dans cette épreuve, et les mots de soutien avaient afflué par dizaines. Après plus de quatre heure de plaidoiries interminables pour des histoires souvent insignifiantes, le cas de Lutin, mis tout en bas de la pile, passait enfin à l’ordre du jour.

Le président de la cour avait mélangé ses papiers et ne pouvait pas résumer l’affaire, aussi c’est l’avocate de la partie civile qui replantait le contexte judiciaire de l’affaire. Lutin ayant été reconnu coupable de la blessure du pompier (déjà blessé) lors du procès en appel, il s’agissait ce jour de déterminer les indemnités qu’il devrait acquitter. Le SDIS, déjà indemnisé de 16 000 € en appel, n’avait plus rien à gagner mais choisissait tout de même de se porter partie civile.

Les demandes du pompier, victime d’une déchirure des ligaments croisées, étaient très variables : remboursement des soins, manque à gagner professionnel, préjudice esthétique, indemnisation des proches venus l’assister, etc. Pour nous qui considérons que Lutin ne peut être tenu responsable de la blessure de ce pompier, chacune de ces demandes paraît odieuse. Son avocat n’a pourtant contesté aucune de celles-ci, cherchant simplement à faire un peu baisser la note, notamment concernant le manque à gagner professionnel : le pompier réclamait plus de 7 000 €, notamment au titre de son activité de « taupier ». L’avocat de Lutin ne lui reconnait que 3 jours de travail manqué comme maître-nageur, pour un peu plus de 700€.

De ces sordides calculs de boutiquiers, une nouvelle est venue qui nous a fait rire jaune : une erreur de virgule s’était glissée dans les demandes de la partie civile, l’un des demandes étant malencontreusement passée de 1 200 € à 120 000 €. Le montant astronomique réclamé par le pompier était donc le résultat d’une erreur, et celui-ci se contenterait plus modestement d’une trentaine de milliers d’euros pour lui et ses proches en dédommagement de son intervention aux Bouillons. Lutin, accablé par trois ans de procédures, a donc vécu depuis novembre dernier avec la perspective d’une vie de dette pour une « erreur de virgule », comme l’a joyeusement reconnu l’avocate de la partie civile.

Si la Cour donne suite aux remarques de l’avocat de Lutin, celui-ci sera condamné à une peine un peu supérieure à 20 000 €. Ajoutés à la peine reçue au pénal, Lutin sera redevable de près de 40 000 €. Pas exactement un soulagement. Si les montants avancés dans la lettre ouverte sont donc à relativiser, nous n’en retirons pas un mot sur le fond, et appelons toujours les pompiers à abandonner leur plainte tant qu’il en est encore temps.

Le jugement a été mis en délibéré. La décision sera rendue le 26 juin.

Un commentaire

  • Bonjour,
    être sommé de payer 127813€
    au lieu de 1278.13€
    par une procédure judicière
    ce n’est pas une « coquille » comme l’a dit l’avocat de la défense devant le président.
    (Il est jeune, donc il est passé à la fin de l’audience, c’est son job, il respecte la règle du jeu)
    C’EST UN VICE DE PROCEDURE
    on ne fait pas du journalisme
    Il y a des conséquences psychiques graves
    UN VICE DE PROCEDURE PEUT ANNULER LA PROCEDURE ELLE MÊME
    Quand au président incapable de retrouver ses papiers et laissant la partie adverse résumer l’objet d’accusation vous comprendrez aussi …
    PAYER sera consentir à se déshonorer face à de mauvais acteurs
    RESTEZ DIGNE

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