Terres à défendre

Défendre la terre, ce n’est pas parce que c’est à la mode ou que c’est à côté de chez soi. Les raisons sont multiples, universelles et toujours importantes.

Le PLUI prévoit la destruction de plus de 1 000 hectares de terres pour y implanter des habitations, des commerces, des bureaux, des routes, etc..

« 1 000 hectares sur les 66 000 de la Métropole, ce n’est pas beaucoup
et de toute façon on a besoin d’accompagner notre développement. »

Ce n’est pas faux. Mais c’est passer sous silence tout ce que l’on perd en même temps, et de façon irréversible.

Les forêts, les prairies, les terres cultivées ne sont pas des zones inutiles ou peu utiles qui attendent l’urbanisation bienfaitrice. Sur de nombreux points, ces espaces sont indispensables ; on a déjà été très loin (trop loin) dans leur destruction, ce qu’on paye de plus en plus chèrement.

1- L’apport des espaces agricoles et naturels

Sur le climat
Chacun sait que l’excès de CO2 menace notre futur par le réchauffement climatique. A l’inverse, les forêts, les prairies, et dans une certaine mesure, les terres cultivées contribuent à l’absorption du CO2 et au stockage du carbone. Leur destruction relâche dans l’atmosphère la majorité du carbone stocké. Pas très responsable pour le climat.
En été, le soleil tape sur le bitume ou le béton et réchauffe fortement l’air des villes. Ces mêmes rayons de soleil auraient produit de l’oxygène en impactant la végétation, c’est nettement mieux.

Sur la biodiversité
Un rapport choc publié par l’ONU au mois de mai 2019 sur la biodiversité, tire la sonnette d’alarme sur la catastrophe en cours.
Il serait raisonnable de faire machine arrière. Eh bien NON ! le PLUI programme pour 14 ans la poursuite de la destruction de la biodiversité de nos espaces naturels et agricoles.

Sur la régulation de l’eau
Le dérèglement du climat produit des phénomènes orageux extrêmes. Les inondations dévastatrices sont une réelle menace. Les espaces naturels sont le meilleur régulateur des forts ruissellements en contenant les flux et en permettant le maximum d’infiltration. Il n’en est pas de même avec le bitume qu’on nous promet.

Sur notre bien-être et notre santé
L’être humain a besoin de nature. A force de la repousser toujours plus loin de nos villes, c’est notre cadre de vie qui se dégrade et notre santé en même temps. Toujours plus de pollution et moins d’espaces réparateurs.

Sur l’agriculture de proximité
Notre consommation alimentaire est assurée à moins de 2 % par une production locale. Une mesure de bon sens serait de développer une production de proximité et de qualité. Des terres agricoles existent encore dans notre environnement proche. Elles ne produiront plus jamais rien si on choisit de les couvrir de béton.

A l’inverse, conserver ces terres, développer leur pouvoir utile et bienfaiteur, sont une source de reprise en main de notre futur par l’arrêt de la frénésie destructrice de nos décideurs.


2- Promenades sur des zones menacées

Entre 100 et 150 sites dans de nombreuses communes de la métropole Rouen Normandie seront touchés ou détruits si le PLUI est exécuté dans son projet actuel.

Avant leur éventuelle disparition, faisons le tour de quelques fermes, terres cultivées, forêts… que nous connaissons ou découvrons.

Des fermes, des serres

Des terres cultivées

Des prairies

Des espaces naturels

Des espaces boisés et forêts



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